flavie van der stigghel

Words

 

En amitié à Flavie Van der Stigghel,
 
 Parcours qui s’origine dans le dessin d’une vie, que le pinceau s’évertue à initier en couleurs de terre ou de mer, avec un rideau de nuit où s’accomplit une alchimie lumineuse.
 
 L’effroi et le ravissement mêlés s’inscrivent dans un quotidien apparemment moutonnier, se jouent des couleurs de l’eau qui attirent et séduisent, et se transforment sous l’ascendant du vent en une étreinte qui défait le temps et modèle l’argile.
 
 Le rouge et l’or consacrent les épousailles que l’inconnu s’évertue à défaire,
 
 page blanche où la matière à nouveau s’accumule, s’enchante, nous traverse puis nous oublie.
 
 Les formes s’évasent, se creusent ou se dressent, blanches ou noires, mais non sans l’emprunte d’une ombre qui les parcourt et les anime, en fausse un instant l’éclat pour lui restituer un sourire.
 
 Vient toute la palette des couleurs.
 
Michel Le Moal
Mai 2006
Montbrun les Bains
 
 
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For several years, I’ve been watching Flavie work in the studio. Guided by her feelings, she instinctively models and sculpts the emotion of the moment. Open-handedly, open-heartedly.

Dance, nature, faces hidden within the elements, these are the sources for her inspiration.

Her hands revel in the sensuality of modelling.

Without any preconceived ideas, a shape rises out of the constraints of the chosen technique.

During this process a theme begins to emerge, theme that she then pursues relentlessly.

Its gets clearer then recedes, comes back, dematerializes, breaks up in fragments, feeding on its own complexity, verging on abstraction.

To Flavie’s eyes, matter and all life forms are one.

This, I believe, is what her pieces are trying to convey through clay, modelling and exquisite craftsmanship.

 

Guy Bareff

Tulette, 2009

 
 
Depuis plusieurs années je regarde Flavie travailler dans l’atelier.
Elle façonne et sculpte de manière instinctive, guidée par les sentiments, la sensation de l'instant. 
Les  mains  et  le  coeur  généreux. 
La danse, la nature, les visages cachés dans les éléments comme source d’inspiration. 
La main qui prend plaisir à la sensualité du modelage.
Les contraintes de la technique employée au départ, guident la forme sans idées préconçues. Au cours du travail, un sujet apparaît qu’elle poursuit alors obstinément. Il se précise, fuit, revient, puis se dématérialise, se fragmente, s’enrichit de sa propre complexité, aux limites de l’abstraction.
Pour Flavie, toutes les matières et les formes du vivant ne font qu'un. 
L’argile, le modelage, l’intelligence des mains, cherchent, je le crois à nous dire cela dans ses oeuvres.
 
Guy Bareff
Tulette, 2009